LES DONNÉES COLLECTÉES

Données issues des prélèvements biologiques

Prélèvements des urines, des cheveux et du méconium (première selles de l’enfant)
Ces prélèvements permettent de mesurer l’exposition aux polluants chimiques. En effet, certains contaminants environnementaux peuvent entrer dans l’organisme (contaminants de l'alimentation comme le Bisphénol A, produits présents dans les cosmétiques comme les parabènes). Une fois dans l'organisme, ils sont transformés et en partie éliminés dans les urines, la sueur, les selles, ou stockés pour une certaine durée dans l'organisme ; il est donc possible de les mesurer grâce à ces prélèvements. Dans la mesure où ces concentrations dans les urines varient fortement d'un jour à l'autre et même au cours de la journée, il est nécessaire de répéter les prélèvements plusieurs fois. Le prélèvement du méconium est particulièrement intéressant car il renseigne sur les expositions qu'a subies le fœtus en fin de grossesse.

Prélèvements du sang du cordon, placenta, cheveux et lait maternel
Ces prélèvements permettent également d’identifier la présence de polluants in utéro, qui auraient par exemple été inhalés ou absorbés par la mère et qui auraient été ensuite en contact avec le fœtus. Par exemple, le placenta pourrait contenir des informations permettant de retracer l'exposition de l'enfant à la pollution atmosphérique pendant la grossesse.

Données génétiques et analyse épigénétiques
Des analyses épigénétiques seront possibles grâce à la collecte du placenta, du tissu et du sang du cordon, et des prélèvements de sang. Ces données permettront de connaitre les mécanismes biologiques sous jacents à l’impact des polluants sur la santé. Les facteurs environnementaux pourraient avoir un rôle sur l'expression de certains gènes. Ainsi, l'analyse de l'ADN et de l'ARN permettront d'étudier le rôle joué par les facteurs environnementaux sur le génome et le rôle des facteurs génétiques sur la santé. L'ARN et l'ADN sont conservés dans des tubes numérotés ne comportant aucune indication nominative.

Données issues des appareils de mesures

Dosimètres : les données issues des dosimètres permettent d'estimer l’exposition des volontaires aux particules fines en suspension dans l’air et au noir de carbone, qui sont issues principalement du trafic routier et du chauffage urbain, ainsi qu’aux composés organiques volatils (comme le toluène, cancérigène reconnu encore présent dans certaines peintures à l’huile). Certains appareils comptent et enregistrent régulièrement, la quantité de particules présentent dans l’air, d’autres, absorbent les polluants accumulés sur la semaine.

GPS : l’application GPS du téléphone permet d’enregistrer les déplacements des volontaires pendant la semaine de mesures afin de les corréler à postériori à des cartes de pollution produites par l'association Air Rhône-Alpes (association située dans l’agglomération grenobloise qui travaille sur la qualité de l'air et qui modélise les niveaux de pollution dans la région Rhône-Alpes. Insérer le lien du site Internet d'AR). L’objectif étant d'obtenir une estimation précise (au mètre près) de l’exposition de la volontaire aux particules fines en suspension ainsi qu’à certains gaz comme le dioxyde d’azote.

L’accéléromètre enregistre l’accélération (les variations de la vitesse des mouvements) qui nous renseigne sur l’activité physique et le débit respiratoire.

Données issues des examens de santé

Les examens de santé permettent d'obtenir des données cliniques sur la croissance, la santé respiratoire et cardiovasculaire des parents dans un premier temps puis celle de leur enfant dès la naissance.
Plusieurs visites sont prévues dans les premières années de vie de l'enfant, permettant de recueillir, régulièrement, des données sur la santé de l'enfant.

Données issues des questionnaires

Les questionnaires remplis par les volontaires, permettent d’avoir de nombreuses informations complémentaires sur l’environnement des volontaires pour ainsi mieux appréhender et interpréter les données recueillies.
Ils concernent par exemple l’exposition environnementale sur le lieu du travail, la présence d’animaux domestiques au domicile, la consommation de tabac, les pratiques alimentaires…